Dalida, diva du disco à travers le Monde




Si aujourd'hui Dalida est réduite au statut d'icône gay, elle était bien plus que cela dans la seconde moitié des années 1970 : c'était la diva du disco français, connue bien au-delà des frontières de l'Hexagone.

De par ses racines italiennes et sa naissance égyptienne, Dalida, élue Miss Egypte en 1954, possède d'emblée quelque chose d'atypique qui la distingue des autres vedettes de la chanson française. C'est une femme qui vient du Sud, assurément. Ses traits anguleux, son accent prononcé et son fort caractère renforcent encore ce côté méditerranéen qui la caractérise immédiatement.



Je "connais" Dalida depuis mon enfance, puisque ma mère avait acheté la K7 "Les Années Orlando", compilation de 1997 que j'adorais et écoutais en boucle sur mon magnétophone. Déjà à l'époque, ma préférence allait aux morceaux disco : "Monday, Tuesday", "Besame Mucho", "Rio Do Brasil" ou encore "Génération 78". Puis en grandissant, je me suis tourné aussi vers les ballades sentimentales présentes sur l'autre face.



Mais revenons maintenant en arrière, à l'époque du disco, pour évoquer la carrière et la vie de Dalida durant cette période.

Dalida se met très tôt à la musique disco avec le titre "J'Attendrai" arrangé par Tony Rallo et gravé sur l'album du même nom qui sort en 1975. Cet opus se vend à un peu plus de 75 000 exemplaires. Le morceau "J'Attendrai" est une reprise du succès de 1938 interprété par Rina Ketty. Mais si la version qu'en fait Dalida peut surprendre par son rythme nouveau, le reste de l'album est bien moins novateur et s'ancre dans ce qui se fait majoritairement en France à cette époque : ballades lentes et mid-tempo.



"J'Attendrai" sort en single début 1976 : il atteint la première place du hit-parade français et se vend à plus de 400 000 exemplaires. Il va sans dire que c'est le plus grand succès de l'album. Au Canada, Dalida est élue femme de l'année.



La diva enregistre "J'Attendrai" en plusieurs langues, afin de toucher un public international. En Allemagne, le single se nomme "Komm Zurück", en Italie "Tornerai", en Espagne "Volveràs".



Profitant donc du succès rencontré par cette reprise de "J'Attendrai", Orlando, le frère de Dalida, fait enregistrer à sa soeur l'album "Coup De Chapeau Au Passé", qui sort dans plusieurs pays entre 1976 et 1977 : en France, au Brésil, en Grèce, en Espagne... La Dalida mi-disco mi-cabaret des années 1930 prend lentement forme sous nos yeux. Sur la pochette, elle se dévoile dans une robe moulante à paillettes : le ton est donné !




L'album est arrangé par Tony Rallo et produit par "Orlando International Shows". Il contient des reprises d'anciens succès, orchestrées pour l'occasion en disco ou sous la forme de ballades.



Côté disco justement, l'opus est plus fourni que le précédent : "Besame Mucho", "Amor Amor", "Tico Tico" et "Les Feuilles Mortes" sont de belles réussites. "J'Attendrai" est également rajouté à la tracklist. Le titre "Besame Mucho", extrait en simple, devient un succès : en juin 1976, il monte jusqu'à la 8e place des classements français, mais le single se vend toutefois nettement moins bien que "J'Attendrai" : seulement un peu plus de 150 000 45T sont achetés par les fans ou les curieux. Toutefois, "Besame Mucho" confirme le virage disco entrepris avec "J'Attendrai" et permet à Dalida de s'établir solidement comme l'une des premières divas du disco dans le Monde.








Un single inédit voit le jour courant 1976 : il s'agit de "Tu M'as Déclaré L'amour", dont la pochette reprend le visuel de l'album "Coup De Chapeau Au Passé". "Tu M'as Déclaré L'amour", écrit par P. Sevran/C. Carmone/Gomez et orchestré par Tony Rallo, sera intégré à l'album "Salma Ya Salama" qui sortira en 1977. Le single, qui contient en face B le morceau "Le Petit Bonheur" déjà présent sur l'opus "Coup De Chapeau Au Passé", monte à la 14e place des classements en octobre 1976.



La même année 1976, Dalida reprend le chemin des studios pour offrir à son public un nouvel album, "Femme Est La Nuit - Amoureuse De La Vie". Le titre phare de cet opus est "Femme Est La Nuit", qui est diffusé en single : plus de 150 000 45T trouvent preneurs. En février 1977, "Femme Est La Nuit" atteindra la 12e place du hit-parade français.



"Femme Est La Nuit" est un morceau hybride aux couplets disco et au refrain indéfinissable, mais tout à fait réussi avec ses vrilles de violons. La mélodie est signée Toto Cutugno et Vito Pallavicini. Les paroles sont de Pascal Sevran et Serge Lebrail. On retrouve le fidèle Tony Rallo aux arrangements. Dalida interprète le titre sur plusieurs plateaux TV.



L'album, particulièrement réussi, fait quant à lui une nouvelle fois la part belle aux ballades. Le disco, s'il est utilisé, afin de toucher un large public, depuis 1975 pour les titres phares qui sortent en single ("J'Attendrai", "Besame Mucho", "Femme Est La Nuit"), est en revanche délaissé sur les albums, davantage achetés par les inconditionnels de la belle, inconditionnels qui sont plutôt habitués et attachés aux ballades, puisque c'est avec ce registre que Dalida a su trouver et toucher son public.



Et puis, le disco n'a pas encore vraiment explosé en France en 1976, donc proposer un album 100% disco serait un pari risqué pour une chanteuse qui n'a, à la base, rien de disco. Elle perdrait forcément sa crédibilité et se verrait illico classée dans une certaine catégorie. Laissons les albums entièrement disco aux nouvelles chanteuses qui sont davantage des produits commerciaux. Mais il faut reconnaître que Dalida est l'une des seules de son âge, avec déjà une longue carrière derrière elle, à se mettre si tôt à la musique disco (Charles Aznavour, lui, ne l'a pas fait). Nul doute quant au fait qu'elle a apporté sa pierre à l'édifice afin de populariser le genre. Claude François s'initie lui aussi au disco en 1975 avec "Une Chanson Française" et "Soudain Il Ne Reste Qu'une Chanson". Quant à Sheila, la chanteuse populaire par excellence, elle s'y met également en 1975 avec l'album "Quel Tempérament De Feu".

Mais la vedette, ici, c'est Dalida. Et côté vie privée, c'est aussi en 1976 qu'elle se fait construire sa maison en Corse : à Marina Di Fiori pour être exact, sur les hauteurs. Habitant dans la région, je me suis déjà rendu jusqu'au portail d'entrée.



La villa domine le golfe de Porto Vecchio, et il va sans dire que la vue est magnifique, surtout qu'à l'époque le lieu-dit Marina Di Fiori est désert. Un vrai paradis donc pour la tranquillité. Dalida a du goût : l'extérieur comme l'intérieur de la maison est brillamment aménagé.









Toutefois, à cause de son emploi du temps surchargé, elle ne s'y rend qu'une fois par an durant l'été. C'est alors l'occasion pour elle de se détendre en compagnie de son compagnon Richard Chanfray, de sa famille, de ses amis et de ses carlins : la villa compte en effet 6 chambres, ainsi qu'une piscine. Ensemble, ils jouent aux cartes, écoutent de la musique, se font dorer au soleil, mangent des spécialités corses... Avec son compagnon, Dalida visite la région, va à la plage et fait du bateau.





Mais n'oublions pas qu'avant de faire construire sa maison, Dalida venait déjà en vacances en Corse : elle louait une maison au bord de l'eau, à Cala Rossa (région de Porto Vecchio).




A Paris, Dalida vit à Montmartre, dans un hôtel particulier de style 1900 qu'elle a acquis en 1962.







Un livre, "Dalida : la gloire et les larmes", écrit par son ami Pascal Sevran, sort le 15 novembre 1976. Pour reprendre les mots de la chanteuse, c'est "l'itinéraire de 20 ans qui parle de la femme et de l'artiste".



En décembre 1976, notre chanteuse donne une série de concerts dans différentes villes de France. Puis, du 4 au 26 janvier 1977, elle s'offre à la scène de l'Olympia, à Paris. Elle y chante plusieurs de ses succès, dont "J'Attendrai" et "Femme Est La Nuit".




En février, elle se produit au Canada. Un album de son show à l'Olympia sera commercialisé en 1977 sous le titre "Olympia 77".



Pour son album "Salma Ya Salama" de 1977, le disco gagne du terrain. Il s'invite sur le titre éponyme qui est pressé en single et qui devient un immense succès, et même un hymne en Egypte !
L'album, quant à lui, se vend à plus de 75 000 exemplaires en France.




Ecrit par S. Jahine/P. Delanoé/J. Barnel, "Salma Ya Salama" se retrouvera en novembre 1977 à la 5e place des classements français. Avec ce titre, Dalida renoue avec son pays natal en nous offrant cette reprise orientale à la sauce disco. Les arrangements sont toujours confiés à Tony Rallo. Le single s'écoule à plus de 300 000 exemplaires et s'exporte en Espagne, en Grèce ou encore en Turquie. Nul besoin de préciser que Dalida retrouve les plateaux TV et enchante à nouveau le public.



Sur l'album, on a droit à une version de "Salma Ya Salama" chantée en arabe, en plus de la version française. Cette version arabe est également diffusée en single.



Mais ce n'est pas tout : pour le marché international, "Salma Ya Salama" est réenregistrée en d'autres langues : en allemand, ainsi qu'en italien sous le titre "Uomo Di Sabbia".



Comme nous l'avons dit plus haut, le disco est présent sur l'album "Salma Ya Salama" : on le retrouve dans les titres "Notre Façon De Vivre", "Tu M'As Déclaré L'Amour" et "Quand S'Arrêtent Les Violons", cette dernière chanson étant une très belle réussite, car c'est un morceau mélancolique sur un tempo disco.



Durant l'été 1977, Dalida part en tournée au Moyen-Orient. Elle reçoit la médaille d'honneur en Egypte.




En 1977 toujours sort un album contenant de nombreux succès de la chanteuse. Il s'intitule "Dalida Pour Toujours", et il est la bande originale du film-documentaire éponyme tourné par Michel Dumoulin. Ce film présente Dalida au quotidien : chez elle à Paris et en Corse, mais aussi en Egypte, lors de son retour sur sa terre natale : un moment fort et très émouvant.



Pour clôturer l'année 1977, Dalida se produit en décembre en Tchécoslovaquie.



En 1978, changement de cap : la diva quitte Sonopresse et signe chez Carrère. Elle nous offre un lp contenant seulement 3 morceaux, qui se vend à plus de 75 000 exemplaires en France. Mais cet album est aussi diffusé à l'international : en Italie, en Grèce, au Canada, en Roumanie...



Les photos sur la pochette sont particulièrement réussies et totalement dans l'ambiance disco du moment.



La face A du disque est entièrement dédiée au très long titre "Ca Me Fait Rêver", chose pour le moins inhabituelle pour une chanteuse française. Là encore, Dalida - mais surtout Orlando, qui gère totalement la carrière de sa soeur - innove et montre qu'elle sait rester dans l'air du temps. Car ce concept, une chanson occupant une face entière, est né avec le disco et le titre "Love To Love You Baby" de Donna Summer en 1975. Cerrone a suivi en 1976 avec "Love In C Minor", puis d'autres ont également adopté ce modèle, comme le projet sud africain Hot R.S. pour sa reprise disco du classique "The House Of The Rising Sun", ou encore Santa Esmeralda avec "Don't Let Me Be Misunderstood", en 1977.
Mais si "Love To Love You Baby", "Love In C Minor" et "The House Of The Rising Sun" sont basés sur le sexe, "Ca Me Fait Rêver" se débarrasse de ce côté dérangeant (de toute manière, auriez-vous vu Dalida en train de gémir sur scène ou susurrer des mots cochons dans son micro ? Non !).



Ici, avec "Ca Me Fait Rêver", on a droit à un medley savamment construit qui reprend, comme c'est la coutume chez Dalida depuis "J'Attendrai", d'anciens succès remis au goût du jour sur un tempo disco. Mais pas n'importe quels succès : les siens ! Il y a également des passages inédits que l'on pourrait qualifier de "refrains", sur lesquels le jeune Bruno Guillain, un fan de la chanteuse, pose sa voix (mais est-ce vraiment lui qui chante ?). Le morceau se termine en apothéose sur un extrait de "Je Pars". Cette courte reprise de "Je Pars" en version disco est tellement sublime qu'on aurait aimé la voir rallongée. Une fois de plus, les arrangements sont de Tony Rallo.



En face B de l'album, on trouve la ballade "Voilà Pourquoi Je Chante" écrite par Jeff Barnel et Pascal Sevran, ainsi qu'un second pot-pourri disco des anciens succès de Dalida, avec toujours la participation de Bruno Guillain : "Génération 78", arrangé par J.C. Petit. C'est ce dernier titre qui triomphe. Il sort en single et maxi-single, et c'est un nouveau succès avec plus de 300 000 ventes. En mai 1978, il monte à la 8e place du hit-parade français. Dalida et Bruno Guillain l'interprètent sur plusieurs plateaux TV dans sa version intégrale qui dure plus de 6 minutes !



"Ca Me Fait Rêver" sort également en single. Les ventes dépassent les 150 000 exemplaires, ce qui est correct sans être un véritable succès. Au niveau des classements, il plafonnera en octobre 1978 à la 14e place. Dalida interprète à la TV "Ca Me Fait Rêver" dans une version écourtée mais également dans sa version intégrale de 13 minutes, entourée de danseurs. Parmi eux, on reconnaît Georges et Patrick, qui travaillent à la même époque avec une autre chanteuse disco, Karen Cheryl.



Avec cet album de 1978, plus aucun doute : Dalida, du haut de ses 45 ans, est LA diva du disco français qui triomphe aussi dans de nombreux pays étrangers !



Courant 1978, notre chanteuse se produit dans différentes villes de France, de Belgique et de Suisse. En avril, elle repart au Moyen-Orient.



Dans une émission de radio qui doit dater de la fin de l'été 1978, elle nous apprend que sa chanson de l'été a été "Follow Me" d'Amanda Lear, qu'elle a écouté en boucle pendant ses vacances dans sa villa en Corse. Elle dit qu'elle apprécie la voix androgyne d'Amanda. Elle avoue aussi qu'elle aime la charcuterie corse. On sait que durant ses vacances, elle se rendait dans la vieille ville de Porto Vecchio (le centre ville, au dessus du port), car elle y a été photographiée.



Elle se rendait aussi par exemple à la librairie Ougier (c'est mr Ougier qui m'a raconté lui-même qu'elle venait à sa librairie). Et puis, elle allait sans doute le soir à la discothèque Cala Di Rena, route de Palombaggia. Une amie qui s'y rendait aussi dans les années 1980 m'a dit qu'un jour elle y avait aperçu Dalida, entourée, en train de discuter.



Au cours de cette année 1978, Dalida sort également "Le Lambeth Walk", un single à part. C'est une reprise arrangée par J.C. Petit à la sauce disco. La version originale de ce titre date des années 1930. Notre diva retrouve les plateaux TV et obtient un disque d'or pour cette chanson, qui toutefois ne fait qu'un tour rapide au hit-parade français : seulement 15e en février 1979.



En fin d'année 1978, direction l'Amérique du Nord : du 15 novembre au 17 décembre,  notre diva chante au Canada. Elle passe également les 29, 30 novembre et 1er décembre par le Carnegie Hall de New-York, où elle reçoit l'ovation du public !





Par ailleurs, pour la seconde fois, elle refuse un contrat avec les USA ; elle ne veut pas devenir un produit commercial sans âme. On note en effet que malgré le fait qu'elle se soit mise à la mode disco, elle ne tombe pas pour autant dans la facilité et ne chante pas en anglais sur la majorité ses titres, chose rare à l'époque, car tout le monde autour d'elle s'y met (même Sylvie Vartan en 1979). Dalida est d'ailleurs l'une des seules qui parvient à se maintenir avec du disco chanté en français sans tomber dans le ridicule, preuve de son talent et de celui de son équipe.



L'année 1979 arrive, et durant les trois premiers mois, Dalida poursuit sa tournée mondiale : îles de l'océan Indien, Amérique du Sud, Espagne et Afrique.



Le morceau "Le Lambeth Walk" est réenregistré en anglais pour le marché international.



Il y a toujours du disco au programme de l'album suivant, intitulé "Dédié A Toi - Monday Tuesday". Dalida apparaît sur la pochette dans une nouvelle robe argentée scintillant de mille feux. On remarque aussi à nouveau que cet album n'a pas de titre précis. C'est courant à cette époque en France : on retrouve ce procédé chez plusieurs artistes dont Claude François pour son album disco de 1977, Sheila B. Devotion, ou encore Karen Cheryl.
L'album 1979 de Dalida se vend à plus de 75 000 exemplaires. On constate qu'en France, la diva n'est pas une grosse vendeuse d'albums : elle tourne toujours autour des 75 000 33T.



"Dédié A Toi" est une ballade rythmée qui n'a rien d'exceptionnel ni rien de poignant, contrairement au précédent morceau de 1978 "Voilà Pourquoi Je Chante".
Heureusement, le disco est là pour apporter le succès : Toto Cutugno et Cristiano Minellono sont les auteurs de "Monday, Tuesday". Cutugno chante ce titre en italien qui s'appelle "Voglio L'Anima" et qui est nettement plus rock.
Pierre Delanoë adapte donc les paroles de ce titre en français pour Dalida. L'orchestration est on ne peut plus disco : les arrangements sont encore de Tony Rallo.
"Monday, Tuesday" est pressé en single et devient l'un des grands tubes de l'été 1979 : 400 000 exemplaires écoulés, et 2e au hit-parade français en août 1979. Dalida l'interprète sur les plateaux TV entourée de quatre danseurs façon "Village People", et exécute pour l'occasion une chorégraphie.





En face B du single "Monday, Tuesday", on découvre "Comme Toi", une sublime ballade disco à l'orchestration riche et moderne, qui ne figure sur aucun album. "Monday, Tuesday" devient l'un des singles les plus vendus de la carrière de Dalida. Une version rallongée - qui ne dure même pas 5 minutes - voit également le jour en maxi-single, mais elle n'apporte rien de nouveau.
"Monday, Tuesday" est adapté en anglais ("Let Me Dance Tonight") et en espagnol ("Dejame Bailar") pour le marché européen. Le single s'exportera jusqu'au Japon en 1980.



Pour en revenir à l'album, il contient également "The Lambeth Walk" et "Comme Disait Mistinguett", morceau écrit par P. Sevran, P. Delanoë et J.J. Debout. Dalida confirme avec ces deux titres son côté 'cabaret des années 1930' associé à la musique disco. Effectivement, ces deux styles se marient très bien, étant donné qu'ils possèdent une classe et une élégance qui leur sont propres. "Comme Disait Mistinguett" fait la face B du single inédit "Il Faut Danser Reggae" qui se vend à plus de 200 000 exemplaires et qui culminera à la 11e place des classements en janvier 1980.





Suite à l'énorme succès de "Salma Ya Salama", Dalida enregistre également sur son album de 1979 un nouveau titre inédit en arabe : "Helwa Ya Baladi", une ballade disco qui sort en single. Si cette chanson devient un succès au Moyen-Orient, on ne peut pas en dire de même en France : c'est uniquement "Salma Ya Salama" qui restera dans les mémoires. Peut-être que "Helwa Ya Baladi" aurait rencontré plus de succès en 1979 si Dalida l'avait interprétée en français...chose qu'elle fera en 1982 : "Helwa Ya Baladi" deviendra "Comment L'oublier".



"Problemorama", titre 100% disco écrit par P. Delanoë, R. Conz et P. Massara, bénéficie d'une sortie en single et de passages TV. Derrière des paroles qui peuvent paraître au premier abord anodines, on trouve un message anti-capitaliste : en effet, comment comprendre les choses autrement lorsque Dalida chante "l'argent, l'argent, ça rend souvent méchant, ça les rend fous les gens, les gens" ?




Du côté des ballades, Dalida reprend Jacques Brel avec "Quand On N'a Que L'Amour" et Luigi Tenco avec "Vedrai Vedrai". Le titre "Va Va Va", quant à lui, est un hybride entre disco et ballade, à la manière de "Comme Toi".
Enfin, avec "Depuis Qu'il Vient Chez Nous", ballade signée C. Carmone, V. Buggy et J. Barnel, Dalida aborde le thème de l'homosexualité refoulée ou la découverte d'une bisexualité, du point de vue d'une femme découvrant que son compagnon se rapproche de plus en plus d'un jeune homme qui vient depuis peu chez eux (Bruno Guillain ? Non je sais, cette supposition est absurde).
Cet album de 1979 est donc assez hétéroclite, même si la ligne conductrice et le moteur principal sont le disco, suivi de près par les ballades.



Une question se pose en cette toute fin des années 1970 : Dalida se produira-t-elle toujours avec passion dans les 80's ? Je n'en suis pas certain. On la sentira plus fatiguée, moins dynamique. La danse ne sera plus du tout une partie de plaisir pour elle, mais elle continuera d'obéir à son frère. En fait, passé la cinquantaine, elle accusera le coup après avoir travaillé autant durant cette fin des 70's. Enregistrements en studio, plateaux TV, galas...elle n'avait plus une minute à elle et n'en pouvait plus de ce rythme infernal. Elle se plaignait d'ailleurs à son frère en lui répétant qu'il la faisait trop travailler.



A-t-elle vraiment aimé l'époque disco ? Oui, si l'on en croit ce qu'elle chante dans "Comme Disait Mistinguett". Même si son frère avait une grande influence sur ses choix artistiques, si elle n'avait vraiment pas aimé le disco, elle n'en aurait pas fait autant. A l'époque, le disco et la danse disco étaient des choses nouvelles, et je pense que Dalida était curieuse de découvrir ce phénomène. De toute manière, cela se sent lorsqu'on la voit à la télévision durant cette période : rayonnante, quelque part enfin heureuse. Même si au fond d'elle-même les blessures étaient toujours présentes, la gaieté propre aux années 1970 avait sans nul doute une influence bénéfique sur sa vie.
L'époque disco, insouciante et joyeuse, la portait, l'emportait dans son tourbillon fait de paillettes, de danse et de plaisir. Mais seulement jusqu'à un certain point : en 1980, se voyant de plus en plus enfermée dans un personnage qu'elle n'est pas (meneuse de revue des années 1930), et se sentant glisser sur la pente qui la confine exclusivement autour d'un certain public, elle commence à en avoir assez. Son frère l'a érigée en diva de cabaret, mais ce n'est pas sa nature profonde. Emprisonnée dans un personnage, c'est le début de la fin pour Dalida...



Mais revenons aux événements qui jalonnent la vie de Dalida en 1979 : le 12 mai, elle est la vedette de l'émission TV "Numéro 1 à...". Elle chante plusieurs de ses succès ("Le Lambeth Walk", "Problemorama", "Ca Me Fait Rêver"...) et danse en compagnie du chorégraphe Amadeo.



Elle se produit aussi dans différentes villes de France et de Belgique. Du 31 mai au 3 juin, elle est au Caire, en Egypte, puis elle passe au Liban en septembre.



Du 5 au 20 janvier 1980, elle enflamme le Palais des sports de Paris. C'est la première chanteuse française à offrir un show en ce lieu.



Plusieurs chansons disco sont à l'honneur : "Comme Disait Mistinguett", "Monday, Tuesday", ou encore "Ca Me Fait Rêver".



On découvre également dans son spectacle plusieurs nouveaux titres, dont "Gigi In Paradisco", écrit par Michaële et L. et P. Sebastian. "Gigi In Paradisco" est la suite de "Gigi L'Amoroso", un morceau écrit par les mêmes auteurs, qui avait rencontré un immense succès en France et à l'étranger lors de sa sortie en 1974.



Son show à l'américaine, façon music-hall, est chorégraphié par Lester Wilson, qui s'est rendu célèbre en 1977 pour avoir été le chorégraphe du film "Saturday Night Fever". Wilson travaille également pour Diana Ross.
Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'à force de travailler jusqu'à l'épuisement pour offrir un show parfait où la danse prime sur le reste (volonté d'Orlando), Dalida est devenue aphone. C'est pour cette raison que lors de son spectacle, elle chante en play-back sur certains morceaux... Sacrilège !



Du côté des costumes, Dalida est habillée par Michel Fresnay qui lui a créé plus d'une dizaine de tenues, plus magnifiques les unes que les autres.



L'enregistrement audio du spectacle au Palais des sports est bien entendu gravé sur un album.



"Gigi In Paradisco" est le nom donné au nouvel album studio de 1980 qui paraît dans plusieurs pays (France, Grèce, Canada, Allemagne...). La pochette affiche une Dalida plus cabaret que jamais.



Le titre éponyme "Gigi In Paradisco", arrangé par Tony Rallo, est présent dans sa version intégrale de 13 minutes : il débute sur un tempo lent, puis se métamorphose en véritable tube disco. Dalida l'interprète vêtue d'une robe couleur chair aux reflets dorés.



A peu près à la même époque, Karen Cheryl porte également une robe quasiment identique. Et c'est pareil pour la robe rouge à paillettes de Dalida : Karen a la même lorsqu'elle chante "Show Me You're Man Enough" en 1979 ! Alors, ont-elles copié l'une sur l'autre, ou bien se passaient-elles les robes ?




Dalida, pour une émission TV, est interviewée chez elle, à Montmartre. Avant d'interpréter "Gigi In Paradisco", elle répond à quelques questions. A "On ne vous dit jamais que vous avez la voix très grave ?", elle répond : "Oh ça oui, il m'arrive même souvent que quand je suis dans les hôtels, et que je me réveille le matin et que je demande mon petit-déjeuner, on me dit : "bonjour monsieur". Et après ils sont très très gênés...". Elle confie aussi : "la nouvelle Dalida est de différents styles : c'est à dire qu'elle chante, elle danse, elle joue la comédie. Il y a un peu de tout. La danse m'a beaucoup apporté parce qu'il est nécessaire de connaître son corps, et aussi c'est formidable parce qu'on se rend compte, on prend conscience qu'on peut faire des choses qu'avant je ne pensais pas pouvoir faire par exemple. Ca a une grande similitude avec le sport parce que c'est vraiment une performance. On répétait 8 ou 10 heures par jour, donc au départ j'étais toute courbaturée, toute cassée si je peux m'exprimer ainsi, puis petit à petit on prend le rythme, la vitesse de croisière, et ça va.". Elle nous livre aussi quelques secrets sur ses activités lorsqu'elle ne chante pas et ne danse pas : "je suis quelqu'un qui aime beaucoup la maison, je reste chez moi. Je fais très mal la cuisine, par contre j'adore dresser la table, j'adore m'occuper du linge de la maison, j'adore m'occuper de mes placards, de mettre de l'ordre, de l'argenterie."



"Gigi In Paradisco" sort évidemment en single, et aussi en maxi-single : toutefois, il ne renouvelle pas le succès incroyable de "Gigi L'Amoroso". Notons au passage que la version longue de "Gigi In Paradisco" est la première véritable version longue d'un titre de Dalida (il y avait bien eu une version légèrement rallongée de "Monday, Tuesday", mais qui n'apportait absolument rien d'intéressant).



Sur l'album, on retrouve "Comme Disait Mistinguett", mais aussi "Il Faut Danser Reggae". Les autres morceaux sont "Alabama Song", "Money Money" et "Je Suis Toutes Les Femmes".



Sa reprise de "Alabama Song", dans la lignée de "Le Lambeth Walk", possède un tempo plus ou moins disco, façon music-hall. Et la diva se met maintenant à chanter en anglais... Est-elle en train, inévitablement, d'échapper à son propre contrôle ? Jamais elle n'a été autant américanisée ni ne s'est trouvée à ce point grimée en meneuse de revue façon années 1930... Le titre "Money Money", qui critique une nouvelle fois le capitalisme, possède également certains passages que l'on peut qualifier de disco.



L'été 1980 arrive. En juin, Dalida part chanter à Athènes. Le 30 juillet, elle est à Ajaccio, au stade François Coty (stade que je connais bien pour m'y être rendu plusieurs fois étant plus jeune, durant l'été). Pendant le mois de juillet, avant cette prestation à Ajaccio, Dalida s'est sûrement rendue dans sa villa à Porto Vecchio pour décompresser, comme elle a coutume de le faire depuis maintenant plusieurs étés... En août, elle se produit dans plusieurs villes de France, surtout dans le Sud.



Un nouvel album, contenant son nouveau titre disco-latino "Rio Do Brasil" dans sa version longue, est commercialisé.




Baptisé "Eté 80", c'est en fait une compilation de quelques anciens succès assez récents (disco et ballades). Seul le morceau "Rio Do Brasil" est vraiment inédit. Dalida l'interprète sur plusieurs plateaux TV, parfois vêtue d'une robe de carnaval rouge à paillettes et accompagnée de deux danseurs.






"Rio Do Brasil", écrit par C. Level/C. Carrere/Mat Camison (alias Mike Wickfield), et arrangé par Camison, sort en single dans plusieurs pays. Un maxi-single sur lequel est gravée la version longue est également commercialisé. En face B, on trouve la version instrumentale. Il est bon de préciser que la version longue est un peu une arnaque : en effet, c'est simplement la version instrumentale qui est accolée à la version chantée. Malgré tout, cette version longue reste très agréable à écouter...



Après la Dalida italienne, égyptienne, puis de cabaret façon années 1930, on a donc droit à la Dalida latino, mais toujours disco !



En 1980 pourtant, la musique disco s'effondre, et beaucoup d'artistes passent à autre chose, ou bien tombent dans l'oubli. Dalida, elle, prouve qu'on peut toujours innover en faisant du disco.

Côté concerts, après être passée en Tunisie le 31 janvier 1981, l’événement marquant de l'année 1981 est son retour à l'Olympia de Paris du 18 mars au 19 avril. Ses grands succès disco sont évincés du spectacle : on ne retrouve que "Comme Disait Mistinguett", "Alabama Song", "Gigi In Paradisco", "Salma Ya Salama" et "Money Money". La part belle est faite aux ballades.



Durant cet Olympia, Dalida reçoit un disque de diamant, créé spécialement pour elle. Il récompense ses 25 ans de carrière et ses millions de disques vendus à travers le Monde. Elle est la première artiste à recevoir ce trophée.




Du 7 au 10 mai, la diva passe aux Emirats Arabes Unis.



Une page se tourne vraiment en 1981 : son nouvel album studio "Olympia 81" s'éloigne totalement de la musique disco et donne dans les ballades, parfois très sombres. Dalida renoue avec la tragédienne qui sommeille au fond de son âme ; mais après la parenthèse disco, elle renoue aussi tout simplement avec ce qu'elle faisait durant la première moitié des 70's. Même s'il évite la musique disco, l'opus "Olympia 81" est une vraie réussite : il prouve à nouveau que si Dalida peut chanter l'amour et la joie de vivre avec "Monday, Tuesday", elle peut aussi nous interpréter avec conviction des chansons profondes et mélancoliques ("A Ma Manière", "Partir Ou Mourir", "Fini, La Comédie"...). Il faut quand même préciser que "Olympia 81" renferme trois titres qui conservent un lien avec le disco : tout d'abord "Marjolaine", qui est en quelque sorte la suite de "Le Lambeth Walk" et "Alabama Song", ensuite "La Feria", qui après "Rio Do Brasil", continue sur la lancée disco-latino mais avec un son funk assez moderne, et enfin "Le Slow De Ma Vie" qui rappelle la ballade disco "Comme Toi".
L'équipe qui entoure Dalida sur cette album reste plus ou moins la même : Tony Rallo arrange plusieurs titres (parmi lesquels "Marjolaine" et "La Feria"), le trio Michaële/L. et P. Sebastian est de retour en signant "La Feria", et des fidèles sont toujours au rendez-vous : P. Delanoë, P. Sevran ou encore J. Barnel.



Le disco revient en force en cette année 1981 avec le single "Americana" qui n'est gravé sur aucun album. C'est à l'origine un morceau de Alec R. Costandinos, arrangé ici par Hervé Roy, avec des paroles de J. Barnel et M. Jouveaux. Mais le succès de ce disque est mineur...



On se demande d'ailleurs pourquoi Dalida continue à nous parler d'Amérique, alors que l'on sait que les States, en ce début des années 1980, sont passés de mode : Sheila et Karen Cheryl reviennent en France et se remettent à chanter en français, pour ne citer qu'elles. De plus, on sait que Dalida n'a jamais été pro-USA, alors oui, pourquoi ce titre ? Continuer à faire du disco en 1981, est-ce sa volonté ou bien celle de son frère Orlando ? Mystère... On peut penser que suite au grand succès rencontré par certains de ses morceaux disco, Orlando a voulu remettre ça encore une fois. Peut-être qu'Orlando lui-même aimait le disco des 70's et cet univers raffiné fait de strass et de paillettes, qui collait si bien à la peau de Dalida. Même si "Americana" reste très ancré dans la fin des 70's et n'est pas un succès commercial à sa sortie, c'est d'un point de vue musical une vraie réussite. On est un cran au-dessus du "Docteur Menteur" de Karen Cheryl et du "Et Ne La Ramène Pas" de Sheila... On sent aussi qu'en ce début des années 1980, alors que le disco s'effondre, Dalida cherche une nouvelle voie : elle explore à tâtons un peu tous les registres, et tente même une incursion dans la new wave en 1981 avec "Chanteur Des Années 80". Enfin, pour en revenir à l'énigmatique "Americana", on relève que si la musique du morceau possède des accents latinos, les paroles, en revanche, parlent des USA, de Manhattan et de Las Vegas ! Chez Dalida, tout le paradoxe est là : elle nous offre des shows à l'américaine, nous parle d'Amérique, mais d'un autre côté, elle se moque du capitalisme et refuse un contrat avec les USA. Elle avait sans doute ses raisons pour cela. Et peut-être que son show façon "music-hall à l'américaine" au Palais des Sports était quelque chose voulu avant tout par Orlando.



En cette année 1981, avec "Americana", le soleil disco se couche donc définitivement au pays de Dalida...
C'est aussi cette année-là qu'elle se sépare de son compagnon Richard Chanfray. On a l'impression qu'elle tire un trait sur les années 1970, dont l'ambiance festive et la mode de la danse disparaissent d'ailleurs petit à petit du paysage.



Le 1er janvier 1982 est diffusée l'émission TV "Numéro Un : Dalida". Cette émission s'articule autour du nouvel album que la diva vient d'enregistrer et qui se nomme "Special Dalida". Durant le show, notre chanteuse interprète aussi un extrait de la chanson "Alouette" revisitée pour l'occasion en disco. Dommage, cette version ne sortira pas dans le commerce...



L'album "Special Dalida" renoue un peu avec l'époque disco de la fin des 70's. Les titres "Jouez Bouzouki", "Le Jour Où La Pluie Viendra 82" et "Danza" conservent un tempo rapide. On sent incontestablement l'influence du disco sur ces morceaux, mais on ne peut toutefois pas vraiment les estampiller "disco", registre qui est bel et bien en train de mourir sous nos yeux (et nos oreilles) en ce début des 80's. Ce que fait à présent Dalida se range davantage du côté de la variété. Le seul véritable souvenir de la fin des 70's est une robe pailletée qu'elle porte lors de certains passages TV et qui rappelle l'époque de "Besame Mucho" et "Problemorama".



Pour 1982 toujours, des titres influencés par le disco sont encore au rendez-vous : "Confidences Sur La Fréquence" et "Aghani Aghani".



Finalement, jusqu'à son dernier album qui sortira en 1986, on trouvera des traces du disco : d'abord en 1983 sur les morceaux "Femme" et "Mourir Sur Scène", puis en 1984 avec "Kalimba De Luna" et "Soleil", en 1985 dans "Reviens-Moi", et enfin sur "Le Vénitien De Levallois" en 1986.



Ajoutons aussi que, sans doute poussée par son frère Orlando, Dalida interprétera encore de temps à autre dans les années 1980 quelques-uns de ses titres disco, sur scène et à la TV, mais sûrement à contre-coeur, car à cette époque son désir sera de passer à autre chose : revenir à la tragédie, car c'est ce qu'elle était est au fond d'elle-même : une tragédienne. Passé la cinquantaine, elle sentira sûrement aussi que son côté "diva" commence à sentir le réchauffé, l'enferme dans un personnage qu'elle n'est pas ou plus, et la restreint de plus en plus à un public homosexuel (mais tout cela, c'est la conséquence des choix d'Orlando, qui dirige en grande partie sa carrière...). Ainsi, dans l'émission Cadence 3 du 9 mai 1984, on constate qu'elle reprendra en play-back mais sans grande conviction "Monday, Tuesday", vêtue d'une tenue dans la mouvance des 80's qui la poussera encore un peu plus aux confins de l'absurde.



Il faut aussi faire la lumière sur certaines idées reçues qui sont même relayées par son site officiel :

- Dalida n'est pas la première à faire du disco en France, mais l'une des premières avec Claude François et Sheila.

- "Ca Me Fait Rêver" et "Génération 78" ne sont pas les premiers pot-pourris du disco puisqu'en 1976 la Ritchie Family avait déjà utilisé ce concept avec le titre "The Best Disco In Town".

- "Génération 78" n'est pas le premier clip vidéo : fin 1977, Claude François en réalise déjà un pour "Alexandrie, Alexandra".



Mais tout cela, au fond, n'a pas vraiment d'importance. S'il est certain que Dalida a été l'une des premières à se mettre au disco en 1975, elle a aussi été l'une des dernières à chanter dans ce registre. Ce qui importe vraiment, c'est le rêve qu'elle nous a offert et les titres intemporels qu'elle nous a laissés.


10 commentaires:

  1. This is great, Julian. Thanks for the information and photos, I'll going to use a translator to get all the words. Very nice work!

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  2. Merci Julian pour tous ces beaux souvenirs de l'inoubliable Dalida : superbe choix des photos aussi ... Ce n'était pas un canon de beauté , mais elle faisait vraiment rêver et dégageait quelque chose de magique ... une vraie star quoi ...! J'ignorait qu'elle avait possédé un villa en Corse ( superbe d'ailleurs ) avec cette vue magnifique ... Sinon pour répondre à ton interrogation : non ce n'est pas bruno Gillain qui chante : ses" essais voix" avaient été catastrophiques sur" ça me rêver " et orlando l'a fait doubler par un jeune chanteur anglo-saxon ....

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    1. merci pour ces précisions mister Alex... en tout cas, c'est évident, elle avait du charisme et du charme, notre Dalida...on ne retrouve plus ça chez les chanteuses d'aujourd'hui. Un jour, je suis resté sans voix lorsque j'ai découvert une émission : Dalida arrive sur le plateau tv, et le commentateur voix off balance quelque chose comme ça pour la présenter : "pas belle, mais surement pas laide"...il n'avait pas tort, mais le dire de cette manière aussi directe, ça fait bizarre...

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    2. Oui balancer ça comme ça, c'est clairement irrespectueux , mais j'ai entendu bien pire sur son physique: assez récemment avec ces nazes de canal + ... telle est la télé d'aujourd'hui : pleine de morgue , de suffisance et de mépris ... Mais en tous cas , J 'ai adoré re re relire ton article passionnant de bout en bout et finement analysé , anecdotes à l'appui ... Bravo !

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    3. merci, ça fait plaisir ! J'aime aussi le début de ton article, qui laisse présager quelque chose de très bon...ton approche est différente de la mienne (ces titres en langues étrangères)...et puis je suis un peu sonné de voir ses seins sur tes photos...celle du plateau tv...elle n'a rien à envier à Sabrina qui perd son maillot sur "boys boys boys" lol ! finalement Dalida est une chanteuse internationale, à la manière de Vicky Leandros ou Nana Mouskouri, qui chantaient dans plusieurs langues...

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    1. merci Ralph, ce fut un long travail...

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  4. Dalida n'a jamais eu de disques d'or en France de son vivant, aucun ! Vérifiez chez le SNEP. Tout ça c'est du blabla inventé par Orlando. Rio Do Brasil, Gigi in Paradisco, Problemorama ont été des fours monumentaux à l'époque, sinon les autres pas assez vendus pour atteindre une certification.

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    1. Merci pour ces infos. Apparemment, Rio Do Brasil, Gigi in Paradisco, Problemorama et Americana n'ont pas atteint les 100 000 exemplaires...

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