Le peplum érotique "CALIGULA" : reflet de la Rome Antique ou des 70's ?





Caligula a été tourné par Tinto Brass en 1976, à la demande du producteur Bob Guccione. Jusque là, rien d'inhabituel, sauf quand on sait que Brass est un réalisateur de films érotiques, et que Guccione est le créateur du magazine X "Penthouse"...on comprend alors immédiatement que "Caligula" sera, à sa sortie sur les écrans, un film à part entière dans l'industrie cinématographique.


Bob Guccione

   
Faisons chemin arrière et arrêtons nous en 1976. Cette année-là, un vent d'érotisme et de pornographie souffle sur l'Occident comme jamais auparavant. Certes, il y avait bien eu à la fin des années 1960 les hippies qui prônaient une totale liberté sexuelle, mais ce n'était qu'un mouvement à part, le reste de la population, dans son ensemble, refusant de se vautrer dans une telle débauche. 
Cependant, avec  l'avènement de la musique disco et de chansons à caractère sexuel telles que "Love To Love You Baby" de Donna Summer, ou "What A Difference A Day Makes" d'Esther Phillips, le sexe s'immisça différemment et d'une manière moins repoussante dans l'esprit des gens (les hippies, eux, faisaient peur à beaucoup de monde...). A travers ces méga-hits disco de 1975, le sexe fut présenté sous un meilleur jour : artistique, esthétique. Parfois, on n'écoutait pas forcément ces morceaux  pour leur contenu explicite, mais parce que leur rythme était nouveau, les mélodies, accrocheuses, et les voix, sublimes.


De cette manière, le sexe et la débauche traversèrent les océans, commencèrent à se banaliser, à s'afficher en public sans que personne n'en soit choqué plus que ça. Les gens aspirèrent rapidement à une totale liberté sexuelle, et, contrairement aux hippies, cet état d'esprit toucha la société toute entière, du jeune ado libidineux au vieillard pervers, en passant par la mère au foyer. Les films et revues porno furent soudain légion.
Des longs-métrages, certes sans être pornographiques, mais tournant toutefois autour du sexe, comme "Saturday Night Fever", "Salo ou les 120 journées de Sodome", ou encore "Les Bronzés", attirèrent un grand nombre de spectateurs avides d'images et de dialogues cochons. Et même dans les films respectables, ils n'était pas rare de voir des seins nus ou une scène de rapport simulé.
La musique disco devint le moyen privilégié à travers lequel s'exprima cette révolution sexuelle : car cette musique en elle-même était révolutionnaire et touchait le monde entier. Les discothèques devinrent les hauts-lieux de la débauche, homos et hétéros confondus, comme l'avaient été jadis les palais et les lupanars au temps de la décadence de l'Empire romain.
Comme l'a évoqué la chanteuse disco Châtelaine, interprète du bouillant "Corps A Corps", il n'était pas rare de voir en discothèque un couple, dénué de tout sens moral, en train de s'accoupler au milieu des danseurs... Même les homosexuels accédaient enfin à une place dans la société, place qui jusque là leur avait été refusée : je pense notamment au film "Sebastiane", ou encore au groupe disco Village People... Bref, l'industrie du sexe ne s'était jamais aussi bien portée.
On comprend donc mieux dans quel contexte fut lancé le projet "Caligula", qui n'aurait sûrement pas vu le jour sous la forme d'un film érotique sans cette révolution sexuelle.



Bob Guccione voulait, avec ce long-métrage, surfer sur la vague porno du moment, et surtout faire la promotion de sa compagnie, Penthouse. Il ne fit pas les choses qu'à moitié : avec un budget initial de plus de 17 millions de dollars, "Caligula" promettait d'en 'jeter'.
Malheureusement, là où il y a grandeur, l'erreur elle aussi est grande. Guccione, à l'insu du réalisateur Tinto Brass, revint la nuit sur le plateau du tournage avec quelques-unes de ses 'Pétasses girls' afin de tourner des scènes de sexe hardcore...qu'il inséra ensuite au montage.
Brass, lui, aurait préféré se cantonner à de l'érotisme soft. Ce qui aurait en effet été largement suffisant, car, tout au long du film - mais surtout au début, jusqu'à la mort de Tibère - le sexe est déjà suggéré partout. L'oeil est sans cesse attiré par les fesses et les sexes velus (mode des 70's) que l'on voit sur les côtés ou en arrière-plan, il y en a partout, même les esclaves qui taillent la pierre au bord d'un chemin sont nus...les femmes le sont aussi sous leurs robes largement échancrées...et tout ça ne fait pas très réaliste, même si c'est esthétique... On se demande comment on doit prendre ce film : comme une reconstitution historique ? Comme une caricature loufoque du règne de Caligula (les films loufoques n'étaient pas rares dans les 70's) ? Ou bien comme un simple film érotique à donner en pâture aux âmes frustrées, aux voyeurs ?



Mais sinon, l'adrénaline est bien là : on frissonne d'avance en se demandant ce que la prochaine scène va nous réserver... Le palais de Tibère, un lieu des plus glauques mais totalement baroque et classieux, renferme toutes sortes de créatures étranges qui ne pensent qu'à une chose : s'adonner à la débauche. Un homme allongé, le sexe dressé à la verticale, se masturbe tranquillement pendant que Tibère et Caligula passent devant lui en discutant, le tout saupoudré de gémissements sexuels et de cris de personnes torturées venant d'on ne sait où en guise de fond sonore... Un autre homme, un soldat romain, est forcé d'avaler plusieurs litres de vin, qui giclent au sol lorsque le glaive de Tibère vient le transpercer... Ajoutons que le repaire de Tibère, qui baigne dans une énigmatique et inquiétante lumière rose, a tout d'un décor de film d'horreur. On doit ces décors à Danilo Donati, qui est le directeur artistique du film. Donati avait déjà surpris le public en 1969 avec le film "Satyricon Fellini", dans lequel il proposait une vision très étrange de la Rome antique.



Quant à Tinto Brass, le réalisateur, il filme parfois des plans sexuellement explicites, mais qui s'intègrent parfaitement dans la continuité de l'histoire sans en briser le rythme. Ce sont des plans rapides, et non des scènes à part entière comme on en trouve dans les films érotiques et pornos. Mais comme je l'ai dit plus haut, Guccione, lui, veut au contraire de vraies scènes hardcore : il en filme donc à l'insu de Brass et les insère au montage. Ces scènes feront malheureusement pencher la production du côté des films X.



Mais d'un autre côté, c'est ce mariage totalement improbable entre l'historique, le dramatique, la violence, l'érotique et le porno qui fera de "Caligula" un film complètement unique en son genre. L'intrigue et les dialogues, même si ces derniers sont intéressants et bien ficelés, auraient été toutefois assez insipides sans ces scènes de sexe ou de torture ; le long-métrage aurait alors ressemblé à ces quelques péplums ratés des années 1950 et 1960. En effet, après la mort de Tibère, il n'y a plus vraiment d'intrigue dans "Caligula" : on nous montre des choses intéressantes, mais l'histoire en elle-même ne l'est pas. Le film se borne simplement à nous raconter, scène après scène, la vie de cet empereur à moitié fou, d'un point de vue érotique ; et nous savons très bien que dans les films érotiques, les intrigues tiennent bien souvent en 2 lignes, le véritable moteur de ces productions étant les plans à caractère sexuel, car les gens viennent voir ces films uniquement pour le sexe. Et justement, nous avons ici la désagréable sensation d'avoir affaire à un film érotique au budget x10... Notons toutefois une tension qui monte crescendo tout au long du film : Caligula commence par éliminer de potentiels adversaires, brave peu à peu tous les interdits, puis finit par transformer les femmes des sénateurs en prostituées dans son bordel impérial : c'est le point de non-retour qui signera sa perte...



Le problème majeur, c'est qu'après la mort de Tibère, les scènes n'ont plus vraiment de lien entre elles. La question se pose : ce long-métrage est-il réellement un film ou bien une pièce de théâtre ? Difficile à dire. Quand par exemple Caligula arrive chez Tibère, il semble venir tout droit du néant, de nulle part : le fond derrière lui est complètement obscur. Mais on peut également interpréter cela autrement : Caligula arrive en Enfer, dans le repaire d'un vieil empereur maléfique. Les décors d'outre-tombe qui suivent semblent confirmer ce point.



Le spectateur ayant un minimum de connaissances en Histoire antique sait très bien comment le film va se terminer. Restent alors les plans choc pour le distraire, ainsi que les décors. Pour le coup, Danilo Donati nous en met plein les yeux, avec sa vision classieuse et baroque qu'il a de la Rome antique. D'ailleurs, ce sont les décors ainsi que la musique, vraiment grandiose, qui atténuent la violence et la dureté de certaines scènes.



Le sexe filmé par Brass, s'il est parfois choquant et affreux, reste toutefois dans cette optique classieuse et esthétique. En revanche, les scènes de Guccione, qui mettent en action les "Penthouse girls", donnent dans le trash et peuvent dégoûter franchement un spectateur non initié. Heureusement, elles sont au final peu nombreuses, assez rapides, et ne s'insèrent pas trop mal au milieu du reste.



De tout le film, la scène la plus répugnante est sans doute celle de la mort de Proculus, à moins que ce ne soit celle où l'empereur viole les deux jeunes mariés. Mais il y en a bien d'autres encore, tout aussi choquantes : machine à couper les têtes au ras du sol, scène hardcore entre deux courtisanes qui se termine par un méga-orgasme, fellation filmée en gros plan, massacre final totalement affreux... Oui, "Caligula" est bel et bien un film dans lequel sang et sperme coulent à flot.



Attention, le spectateur à la recherche d'un péplum avec ses sempiternels chrétiens et histoires d'amour à l'eau de rose aura ici la sensation d'avoir été roulé. Sur ce point, on peut dire que "Caligula" est davantage un péplum historique que ne le sont certaines productions des années 1950 et 1960. Et toujours sur le plan historique, "Caligula" est peut-être même le péplum le plus réaliste qui n'ait jamais été filmé, si on se réfère à l'historien Suétone. Très peu de scènes sont filmées en extérieur : pas de courses de chars, pas de gladiateurs. L'empereur ne se montre jamais au peuple. Le film est uniquement centré sur les intrigues et la vie au palais impérial.



Mais "Caligula", c'est aussi une réflexion sur le pouvoir. A ce sujet, on regrettera de ne pas avoir plus de passages mettant en scène l'empereur confronté au Sénat. Dans le making-of, toutefois, on peut voir une scène atroce finalement supprimée au montage : celle où Caligula sacrifie sur l'autel, à l'aide d'un marteau, un prêtre plutôt qu'un boeuf. Le sang coule à profusion autour de la tête écrasée du prêtre. L'empereur déclare alors être au-dessus de tous les dieux, même de Jupiter.



"Caligula", donc, n'est ni un film d'action, ni encore moins un film d'aventure. C'est un film lent, une reconstitution historique bancale de la Rome antique, dont on ne connaîtra jamais le degré réel de similitude avec la véritable Histoire. Car on se demande quand même si c'était réellement aussi pervers et sado-maso...(pour la torture et la cruauté, oui, pas de doute).



En fait, plus approfondi, le scénario de "Caligula" lui aurait permis d'être considéré comme un film historique à part entière, l'érotisme passant au second plan, et Guccione aurait alors réussi son pari de faire un film grand public avec des scènes de sexe. Alors que là, c'est l'érotisme qui domine, mais néanmoins nous ne pouvons classer "Caligula" dans aucune catégorie : c'est un péplum érotique et historique, avec des scènes violentes, dramatiques et pornographiques !



A la vue des tenues légères portées par Malcolm Mc Dowell qui n'ont de cesse de dénuder son arrière-train, on est également en droit de se demander si un acteur à l'anatomie plus développée n'aurait pas été plus en phase avec la teneur de ce scandale pour adultes. Mais après mûre réflexion, non. D'une part, Mc Dowell ressemble physiquement au véritable Caligula, et d'autre part son jeu d'acteur est absolument époustouflant. Il est dans la peau de l'empereur. Le monstre sacré Peter O'Toole est lui aussi plus qu'effrayant en Tibère. Et puis, notons également la présence d'autres acteurs qui n'ont rien à voir avec le milieu de l'érotisme : John Gielgud (Nerva) et Helen Mirren (Caesonia). Là encore, c'est un coup de maître que d'avoir réussi à mélanger des acteurs classiques renommés à des acteurs X.



Et Gore Vidal, l'auteur du scénario, dans tout ça ? Vidal est un homme respectable, puisqu'il a notamment collaboré à l'écriture du "Ben Hur" de 1959. Mais il se retire du projet "Caligula" avant même son tournage, car sa vision du film est différente de celle de Brass. Puis, à la fin du tournage, c'est Guccione qui n'est pas satisfait du travail de Brass. Le réalisateur s'est en effet cantonné à du porno soft. Guccione le renvoie du tournage et insère plus tard au montage les scènes hardcore qu'il a filmées lui-même. Brass, en conflit avec le producteur, ne reconnaît plus son film et refuse d'en assumer la paternité. Divers procès repoussent la sortie du film à 1979.



Entre temps, dans les décors de "Caligula", Bruno Corbucci est venu tourner "Messalina, Messalina !" ("Messaline, impératrice et putain" en français), un péplum érotique sans prétention, avec Anneka Di Lorenzo dans le rôle-titre. Mais Corbucci n'a ni le talent ni les moyens financiers accordés à Tinto Brass pour la réalisation de son film. "Messalina, Messalina !" est, en un mot, un navet de bas étage, insipide et médiocre tant dans son scénario que dans sa réalisation. Les décors sont mal exploités et l'esthétique grossière est à mille lieues de "Caligula". Toutefois, la scène du massacre final est plutôt originale. C'est du grand n'importe quoi qui s'offre à nos yeux durant deux minutes : sang qui gicle des corps comme un geyser, têtes coupées qui continuent à parler... Le film est visible ici : http://www.youtube.com/watch?v=xhfiebyqszw



Heureusement, mentionnons-le quand même, il y a certaines scènes qui sauvent "Caligula", monstre du 7e Art : celle qui ouvre le film et qui montre l'amour entre Caligula et sa soeur Drusilla, ou encore celle de la mort de Drusilla sont simplement belles et touchantes. Mais on ne s'attache à aucun personnage, tant leur cruauté est répugnante. On regrette seulement la mort de Nerva ou celle de Drusilla, les seules personnes qui semblaient encore avoir conservé un brin de raison et de dignité parmi tous ces dégénérés.



De nombreuses versions du film ont été éditées, chacune d'une durée différente. La plus longue connue, qui est aussi la meilleure, dure 156 minutes. Autant dire qu'il vaut mieux avoir le coeur bien accroché. Il existe également une version censurée proposée en DVD et réduite à 97 minutes. Cette version tente comme elle peut de couper les scènes les plus hard, mais curieusement, elle conserve le passage de la machine à couper les têtes et celui du massacre final.



Le rythme haché de cette version censurée rend le film complètement bancal, car on passe toutes les deux minutes d'une scène à l'autre. Il n'y a déjà pas vraiment de lien entre les différentes scènes dans la version longue, mais là, il n'y en a plus aucun ! Certains passages sont tout simplement coupés en leur milieu, on ne comprend donc pas le pourquoi de la scène en cours. Le passage où Caligula se retrouve malade est tout simplement supprimé, alors qu'il ne contient ni sexe ni torture. De toute manière, le spectateur prêt à regarder "Caligula" en version censurée doit s'attendre à y voir quand même du sexe et du sang, donc autant passer directement à la version intégrale de 156 minutes, bien meilleure même si davantage axée sur l'érotisme et le porno.



Des rumeurs courent depuis un certain temps sur l'existence d'une version ultra-longue (210 minutes) qui aurait été projetée à Cannes en 1979 lors d'une séance privée. On trouverait dans cette version de nombreuses scènes de sexe inédites. La pellicule semble avoir définitivement disparu aujourd'hui, car personne ne l'a jamais retrouvée.



Pour résumer, "Caligula" est un film beau dans sa laideur. C'est sûr, il fait partie de ces productions qui marquent à tout jamais, si bien sûr on ne détourne pas le regard de l'écran à chaque instant. Nous ne pouvons qu'imaginer ce qu'aurait donné ce film si Tinto Brass s'en était tenu strictement au scénario de Gore Vidal, mais je pense que l'on aurait eu droit à un magnifique péplum historique et dramatique, dans la suite logique de "Ben-Hur". Pourtant, c'est la désobéissance de Brass, puis celle de Guccione, qui ont érigé "Caligula" au rang des films les plus fascinants de l'histoire du Cinéma, et qui lui ont conféré son statut de production "la plus scadaleuse de tous les temps".  Alors, pour les plus hardis ou les plus pervers d'entre vous qui n'ont encore jamais vu ce film, il ne vous reste plus qu'à visionner directement la version longue. Bon courage !



P.S. : voici un lien vers un article du blog proposant la version disco du thème de "Caligula" : http://discochezjulian.blogspot.fr/2012/12/we-are-one-caligula-love-theme-dance.html



Ci-dessous, le making-of du film :




Interviews de Bob Guccione, le producteur :




Confessions du réalisateur Tinto Brass :



Les deux bandes-annonces du film :




Les crédits d'ouverture :








5 commentaires:

  1. Bien observé , mister disco! J'ai revu certains passages pour pouvoir en parler ici et je suis globalement d'accord avec toi ... pour ma part le film est encore plus décevant quand on le revoit : j'avoue avoir eu du mal à accrocher.Ce qui m'intéresse c'est le contexte dans lequel le film c'est fait ( liberation des moeurs ds les 70's )et bien sur l'époque effrayante et fascinante de la Rome antique ... mais comme tu l'as souligné , le spectateur n'a pas d'accroches dans le film , pas de personnages "positifs" auxquels s'identifier ( sans doute une volonté de faire un film hors -normes ): ce sont tous des monstres dégénérés , on n'a aucune empathie pour eux et donc pas de " repères " pour suivre le film ... de là vient la difficulté d'accrocher à l'histoire à mon avis ( plus le scénario bancal et éclaté ). C'est récurent dans les films de genre italien : CANNIBAL HOLOCAUST par exemple : on assiste à la mort horrible de salauds et on en a rien faire : on est juste vaguement dégoutés ... Moi j'avoue que ça me file le bourdon... ça me laisse une impression de malaise. je crois te rejoindre sur l'histoire : Le film monté comme ça , est pour moi une énorme baudruche vide , il y aurait plus de scene de sexe et ce serait un film porno avec un budget XXXL.... ça ne raconte pas grand chose en fait , à part la dinguerie de Caligula. Ce que je trouve intéressant dans les 70's , c'est le coté "sans concession " au niveau sexe mais aussi violence , de ce cinéma : aprés le carcan et l'hypocrisie du ciméma des années 40 et 50 , la violence et le sexe explosent dans les films des la fin des années 60 : par exemple dans " la fille de Ryan " ( le film préféré de mylène farmer et qui a grandement inspiré son" Giorgino" ) c'est un film cru et cruel déjà pour l'époque... En France , je pense au "vieux fusil" en 1975 que je trouve beau mais extrèmement dure à regarder , il y a aussi le film " je t'aime moi non plus " de Gainsbourg qui ne parle que de sodomie ... ça change avec les films cucul des années 50-60!!! c'est sans doute pour ça aussi que la censure au cinéma ne s'est jamais autant déchainé que dans les 70's et debut 80.


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    1. merci pour ton long com' Alex ! Je te rejoins, ça me file aussi le bourdon, mais ça me fascine en même temps...
      Je ne sais pas si "Viol sous les tropiques" est mieux réussi, en terme d'intrigue ? Ou le "Caligula 2" ?
      Quoiqu'il en soit, effectivement c'était incroyable, ces années 70 ! j'ai vu sur un blog tout un tas de films sexe/horreur sortis dans cette période...

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  2. Fascination morbide! oui absolument , on est tous un peu pareils je crois ...pour les 2 films de Damato dont tu parles , pour moi les 2 sont des nanars... mais qu'on peut avoir plaisir à revoir pour le coté kitsch et décalé et parce que c'est le témoignage d'une époque. Moi j'avoue avoir beaucoup fanstasmé devant les cinémas de quartier devant des affiches de films de genre (parfois les affiches étaient bien mieux que les films! ...) et aussi devant les photos d'exploitation exposés dans la vitrine du cinéma , qui me fascinaient... quand j'ai eu l'age j'ai pu aller voir quelques oeuvres parfois intéressantes mais la plupart du temps c'était de sacrets navets (int aux moins de 13 ans : j'en avais 10, mais je faisais grand pour mon age !) j'ai revu récemment " les monstres de la mer " film dans lequel des hommes poissons violent des femmes sur une plage et massacrent leurs conjoints : ça m'avait terrifié ( c'était assez sex et gore ) et quand je l'ai revu 25 ans après .... quelle rigolade ! mais j'ai eu grand plaisir à le revoir avec un regard d'adulte cette fois .

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  3. en effet, une œuvre particulière et atypique dans le cinéma. Je me demande ce que tu penserais de Salo ou les 120 jours de Sodome de Pasolini...

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  4. eh bien je demande à voir... mais je crois que certaines scènes sont vraiment difficiles !

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