Histoire du Disco





Le but de cette page n'est pas de rivaliser avec les ouvrages spécialisés qui traitent en profondeur l'histoire du disco. Simplement, en quelques paragraphes, nous allons répondre aux questions essentielles que tout un chacun peut se poser au sujet de cette musique.




LA NAISSANCE DU DISCO

Il n'existe pas de date précise pour définir la naissance de ce courant musical. Le disco est né durant une période : la première moitié des années 1970.
A cette époque, les chanteurs, chanteuses et groupes de musique soul sont légion. La soul est une musique afro-américaine dérivée du gospel et du rhythm and blues. Une maison de disques en particulier contribue à sa diffusion : la légendaire Motown, basée à Detroit puis à Los Angeles à partir de 1971.



En 1972, avec son "This World Today Is A Mess", la chanteuse Donna Hightower révolutionne quelque peu le monde de la musique : le morceau possède en effet un tempo rapide, et son rythme pose les bases du Four-on-the-floor qui s'établira en maître quelques années plus tard et qui sera la marque de fabrique du disco.



On est alors, au début des 70's, au croisement de la soul et du funk. Le funk se caractérise par la prédominance de la section rythmique qui joue des motifs syncopés. Les cuivres sont également fréquents. Parmi les artistes phares, citons les groupes 'Kool And The Gang' et 'Earth, Wind And Fire', qui évolueront ensuite, comme beaucoup d'autres, vers le disco-funk.



En 1973 et surtout 1974, quelque chose se passe réellement au sein de la musique soul : on se met à écrire des titres au tempo rapide, calibrés pour la danse. La batterie est mise en avant. Les morceaux qui rencontrent le plus grand succès sont :
"TSOP" de 'MFSB'
"Rock The Boat" de 'The Hues Corporation'
"The Love I Lost" de Harold Melvin And The Blue Notes
"You're The One, The Last, My Everything" de Barry White
"Kung Fu Fighting" de Carl Douglas
"Rock Your Baby" de George McCrae
"Doctor's Orders" de Carol Douglas
"Never Can Say Goodbye" de Gloria Gaynor

On utilise de plus en plus les vrilles de violons, qui seront très en vogue dans les productions disco des années suivantes.




En 1975, l'Europe, et en particulier l'Allemagne, s'empare de ces rythmes nouveaux venus d'Amérique. Deux musiciens blancs vont faire exploser la musique disco sur le Vieux Continent : Frank Farian et Giorgio Moroder. Le premier écrit et produit le titre "Baby, Do You Wanna Bump" sous le nom d'artiste 'Boney M'. Le second, en compagnie de Pete Bellotte, propulse Donna Summer avec le morceau sexuellement explicite "Love To Love You Baby". Citons également en Allemagne le trio féminin 'Silver Convention' qui cartonne avec "Fly, Robin, Fly".





Penny McLean, qui fait justement partie de la 'Silver Convention', grave en solo le titre "Lady Bump" qui rencontre un franc succès. Il faut dire que le bump, cette danse qui consiste à se donner des coups de postérieur ou de hanche, est à la mode dans les 70's.



On peut dire aussi que Donna Summer est à l'origine du phénomène disco-porno. Avec ses soupirs, ses gémissements et ses cris, elle est en quelque sorte le fer de lance de la révolution sexuelle qui s'opère à cette époque. Donna, c'est l'image par excellence de la femme noire libérée. Elle aime le sexe et elle le chante. Heureusement pour elle, le public et plusieurs autres artistes la suivent dans son orgasme.
"Love To Love You Baby" devient un très grand succès et se décline en version longue : c'est ainsi que naît la formule du Maxi 45T, qui sera très utilisée par la suite.



Les 'Bee Gees' se mettent à la mode avec "Jive Talkin'".



L'androgyne Grace Jones grave "I Need A Man", son premier single.



Le groupe 'Chocolat's', composé de belges et de français, obtient un succès mondial avec "Brasilia Carnaval".



En France, la chanteuse Sheila est en avance : elle reprend le "Doctor's Orders" de Carol Douglas sous le titre "C'est Le Coeur".



Du côté des USA, en 1975, les O'Jays enregistrent "I Love Music", Van McCoy fait danser le monde avec "The Hustle" (le Hustle est une danse très populaire que l'on pratique dans les clubs), Esther Phillips propose sa version érotique de "What A Diff'rence A Day Makes", et le groupe 'KC And The Sunshine Band' nous offre deux tubes : "That's The Way" et "Get Down Tonight". Quant au français Jacques Morali, il tente sa chance aux States en produisant la 'Ritchie Family'. C'est une réussite, car le groupe connaît son premier succès avec "Brazil".






1976 : L'EMANCIPATION

Cette année-là, le disco s'ouvre encore davantage au grand public et conquiert de plus en plus de terrain en Europe. Musicalement, hormis certains titres majeurs, il reste encore assez primaire et se mêle toujours à la soul et au funk.

Le français Cerrone obtient un succès phénoménal avec son "Love In C Minor". A la base, pourtant, personne ne voulait de ce morceau. Il faut dire que c'est un titre hors-normes : durée ultra-longue, gémissements féminins, et surtout grosse caisse mise très en avant, avec un tempo très rapide. "Love In C Minor" a en fait 3 ans d'avance, car ce n'est vraiment qu'en 1979 que le disco évoluera vers un son semblable à celui-ci.



En France, d'autres se mettent également à la musique disco : Dalida, Claude François, Patrick Juvet...pour ne citer qu'eux. Jennifer, artiste à la carrière très éphémère, fait du play-back sur son unique tube "Do It For Me".




L'anglaise Tina Charles fait de son romantique "I Love To Love" un succès planétaire.



L'Allemagne continue sur sa lancée : le groupe 'Boney M' prend véritablement forme et enregistre les tubes "Daddy Cool" et "Sunny", Donna Summer grave deux nouveaux albums... D'autres artistes prennent le train disco : Gilla, Roberta Kelly...







Aux USA, la très classieuse Diana Ross se met elle aussi à faire du disco avec "Love Hangover". N'oublions pas non plus Thelma Houston et son sublime "Don't Leave Me This Way", 'The Trammps' avec "Disco Inferno", ou encore la 'Ritchie Family' avec "The Best Disco In Town", titre qui lance la mode des medleys disco.






A cette époque, le disco est encore très associé aux rythmes africains et au vaudou. Il baigne dans une époque où les films d'horreur et les films érotiques/pornographiques déferlent sur les écrans. Plusieurs de ces longs-métrages ont pour cadre des îles tropicales. L'élégance, l'exotisme, le vaudou, l'horreur et le sexe... Tout cela résume bien l'ambiance de cette époque.




1977 : L'EXPLOSION

C'est l'année où le disco se modernise radicalement. Et pour cause, un nouveau composant fait son entrée : l'électronique. Les synthétiseurs se démocratisent. Giorgio Moroder les utilise sur son titre "From Here To Eternity" et sur "I Feel Love", qu'il compose pour Donna Summer. Le groupe français 'Space' grave la perle froide "Magic Fly", Cerrone nous offre "Supernature", Baciotti enregistre l'étonnant "Black Jack", 'Hot R.S.' se distingue avec sa version érotique du classique "The House Of The Rising Sun"... Le public est soudain fasciné par tout ce qui se rapporte à l'Espace. Ce thème devient récurrent dans les films, les chansons... On note également une certaine excentricité au niveau des pochettes de disques : plusieurs sont en effet assez loufoques, mêlant des représentations mythologiques au monde moderne.








Le groupe 'Santa Esmeralda' lance la mode du disco-latino avec sa reprise de "Don't Let Me Be Misunderstood", qui rencontre un très grand succès.



La musique disco n'a pas de frontières : le duo espagnol 'Baccara' est produit en Allemagne. Avec son premier (et plus grand) tube "Yes Sir, I Can Boogie", la romance est assurée. Quant à la la française Sheila, elle forme le groupe 'Sheila B. Devotion' et rencontre un grand succès en Europe avec les titres "Love Me Baby" et "Singin' In The Rain".




Aux USA, le français Jacques Morali, accompagné d'Henri Belolo, fonde le groupe gay 'Village People'.



Le titre "Let's All Chant" du 'Michael Zager Band' se vend à plusieurs millions d'exemplaires et devient un classique disco.



Carrie Lucas remporte son premier succès avec "I Gotta Keep Dancin'".



A New York, on ouvre la discothèque 'Studio 54', qui mélange stars et parfaits inconnus. Le 'Studio 54' devient le temple du disco, de la drogue et du sexe, que l'on consomme sans aucune modération. Les pires excentricités y sont tolérées...



Mais c'est surtout grâce au film "Saturday Night Fever" - et à sa bande originale sur laquelle on découvre la participation des Bee Gees - que le disco se popularise vraiment. Grâce à ce film, le disco ne va plus être uniquement la musique des minorités (blacks et gays). Tout le monde s'initie à la danse dans les clubs, qui fleurissent un peu partout à travers le Monde. Le disco est en train de prendre le dessus sur les autres genres musicaux...





1978 : LA RECONNAISSANCE

C'est maintenant indéniable : le disco fait partie des musiques qui comptent. Il s'est taillé une place de choix parmi les divers registres et a quelque peu supplanté la soul et le funk. Il entame à présent sa dernière évolution. Le son se modernise encore, et s'éloigne de plus en plus de la soul. Les violons commencent à céder la place aux synthétiseurs : on en a la preuve avec l'hypnotique et frénétique "You Make Me Feel" de Sylvester, qui fait un carton. Toutefois, les orchestres sont toujours bien présents, notamment sur le "If My Friends Could See Me Now" de la diva Linda Clifford, ou encore avec le "Je T'Aime...Moi Non Plus" de 'Saint Tropez'.





Le disco-latino plaît toujours : preuve en est donnée avec le "Cuba" des Gibson Brothers.




Giorgio Moroder produit les 'Three Degrees', qui étaient en perte de vitesse. L'album "New Dimensions" leur permet de renouer avec le succès, notamment grâce aux titres "Givin' Up, Givin' In" et "The Runner".



Aux USA, 1978 est sans doute pour le compositeur et producteur Jacques Morali son année la plus riche : les 'Village People' triomphent avec "Y.M.C.A.", la 'Ritchie Family' se renouvelle et enregistre "American Generation". Quant à Patrick Juvet, il débarque aux States et publie le single "I Love America", qui marche immédiatement.






Le duo 'Paradise Express' reprend le titre "Dance" de Paul Jabara et en fait une version explosive. La danse en discothèque s'ouvre au grand public : c'est quelque chose de tout à fait nouveau pour la population. L'heure est à la fête. Le thème de la danse devient très récurrent dans les paroles (souvent minimalistes) des chansons disco.



Le sexe est acquis. Par conséquent, même si on le chante encore, comme dans le "Hot Shot" de Karen Young, les soupirs et les gémissements des débuts ne sont en revanche présents que dans une minorité de titres. Et force est de constater que ces orgasmes simulés ne suffisent plus à eux seuls pour faire d'une chanson un hit mondial.



Edwin Starr enflamme les pistes de danse avec "Contact".



Basée en Allemagne, Claudja Barry rencontre son plus grand succès avec le frénétique "Dancin' Shoes".



Le rock s'immisce même dans le disco (ou bien est-ce le disco qui mord dans le rock) : "Heart Of Glass" de Blondie, "Da Ya Think I'm Sexy" de Rod Stewart et "Miss You" des Rolling Stones en sont les meilleurs exemples.




Des groupes soul comme 'Earth, Wind And Fire' donnent à présent dans le disco-funk.



Les artistes des débuts, tels Donna Summer, Gloria Gaynor ou 'Boney M', connaissent toujours un grand succès.





A Paris, on ouvre la discothèque 'Le Palace'.




1979 : L'OVERDOSE

Le disco vit sa dernière année d'euphorie collective. Il est à son apogée. Tout le monde veut en faire, car il s'est rangé du côté des variétés, et puis il peut surtout rapporter gros. La grosse caisse mise en avant est définitivement acquise dans la majorité des compositions, le Four-on-the-floor est omniprésent, et le son louche de plus en plus vers le funk (comme dans "Good Times" de 'Chic' et "Funkytown" de 'Lipps Inc') et le rock (comme dans "Hot Stuff" de Donna Summer). Les violons cèdent la place aux guitares. Néanmoins, il existe encore quelques titres symphoniques, à l'image du "The Boss" de Diana Ross. Le rap fait son entrée avec le 'Sugarhill Gang' et son "Rapper's Delight", qui sample la ligne musicale du "Good Times" de 'Chic'. Bon, c'est encore très gentillet, mais on remarque déjà dans le clip la présence de 'pétasses' en maillot de bain qui se dandinent autour des rappeurs...dont l'un est vêtu en survêtement. Les codes du rap sont donc déjà en place...(force est de constater que de nos jours, le rap est toujours indissociable du "moi homme, toi femme"...et il utilise encore à répétition la recette du sample...eh oui, le sample c'est tellement plus facile, on pique de bons accords chez les autres, on fait sa propre sauce, et c'est le jackpot... - en terme d'argent, pas de qualité).






Les producteurs noient littéralement le marché. On n'a jamais fait autant de disco. Les titres sont pour la plupart très accrocheurs, et dans leur ensemble, très réussis au niveau des arrangements. Toutefois, certaines productions se perdent littéralement dans les abîmes de l'absurde. Le rock prend une place considérable, aussi bien dans la musique que dans les looks : vêtements en cuir, longues robes peu à peu remplacées par des pantalons, cheveux qui prennent du volume... Globalement, tout devient plus sophistiqué. Le mouvement punk prend lui aussi de l'ampleur. Côté disco-rock, on a encore droit à de nouveaux tubes : "Shoe Shine" de Jim Capaldi, "I Was Made For Loving You" de 'Kiss', ou encore "Atomic" de 'Blondie'.




Le groupe 'ABBA' avait déjà touché à la musique disco durant les années précédentes. En 1979, les quatre suédois reviennent avec deux tubes majeurs : "Voulez-Vous" et "Gimme! Gimme! Gimme!".



Pour certaines chanteuses, 1979 est l'année qui leur apporte le succès : citons Amii Stewart, Viola Wills et Anita Ward. Toutes trois ont la particularité d'avoir un timbre de voix immédiatement reconnaissable.





En Europe, le disco allemand commence à s'essoufler. La 'Silver Convention' ne grave qu'un single, le dernier. Malgré toujours de bons titres, le duo 'Baccara' est déjà sur la voie du déclin. En revanche, 'Eruption' obtient un nouveau succès avec "One Way Ticket", et Dschinghis Khan grave son tube "Moskau". N'oublions pas non plus le trio 'Arabesque', qui rencontre beaucoup de succès au...Japon ! La très jeune Sandra Lauer, qui possède le physique et la voix, intègre le groupe 'Arabesque' en cette année 1979.





En France, on continue à danser disco sur de nouveaux tubes : "Monday, Tuesday" de Dalida, "Show Me You're Man Enough" de Karen Cheryl... Des artistes de variétés comme Gérard Lenorman, Régine et Nicoletta ont eux aussi mis un pied dans le disco. La chanteuse Sheila, accompagnée de ses 'B. Devotion', se fait produire aux USA par 'Chic' : le morceau "Spacer", fruit de cette collaboration, se vend à plusieurs millions d'exemplaires. Patrick Juvet, lui, continue de travailler aux States avec Jacques Morali et grave "Lady Night". Quant à Patrick Hernandez, il pulvérise tous les records avec "Born To Be Alive", titre interplanétaire qui, de nos jours, représente pour le grand public à lui seul toute l'époque disco.







L'Italie émerge. Jacques Fred Petrus et Mauro Malavasi collaborent sur plusieurs projets comme 'Peter Jacques Band' et 'Revanche'. Ils renouvellent et modernisent le 'disco sound' en lui apportant une touche immédiatement identifiable. Celso Valli multiplie les projets : 'Azoto', 'Nuggets', 'Passengers'... Le groupe 'Gepy And Gepy' collabore sur son album avec Geoff Bastow, qui est, avec Giorgio Moroder, l'un des fondateurs du 'Munich disco sound'. Quant à Giancarlo Meo et Claudio Simonetti, ils travaillent pour 'Easy Going' ou encore avec Vivien Vee. C'est le début d'une nouvelle ère, qui conduira l'Italie sur les sentiers de l'italo-disco dès le début des années 1980.







L'anglaise Ellie Hope et ses partenaires du groupe 'Liquid Gold' rencontrent le succès grâce à plusieurs titres, mais c'est une gloire éphémère.



Enfin, au Canada, Tony Green produit avec succès France Joli et Freddie James.




En discothèque, nouvel engouement pour le roller. On danse en roulant sur de longues pistes circulaires. On retrouve le thème du roller dans le film "Skatetown USA", mais aussi sur plusieurs pochettes de disques ainsi que dans plusieurs chansons, comme dans "Roller Skate Symphony" du projet 'Grand Circuit'. Par ailleurs, la chanteuse Cher, qui elle aussi s'est mise au disco, est ouvertement une adepte du roller.




Le club gay "Heaven" ouvre ses portes à Londres.




1980 : LA CHUTE

Plusieurs voix, surtout dans le milieu du rock, se sont élevées dès l'année précédente contre la musique disco, et elles ont réussi à s'infiltrer dans les esprtis. Pour plus de détails à ce sujet, je vous invite à consulter cet excellent article consacré aux derniers jours du disco : Planète disco : "Les derniers jours du DISCO"



Les productions disco se font plus rares, et dans leur ensemble, les morceaux deviennent moins accrocheurs. Les arrangements flirtent vraiment avec le funk, comme dans le "Jump To The Beat" de Stacy Lattisaw.



Le projet italo-américain 'Change' cartonne avec son premier album, qui mélange disco, funk et électronique.





Donna Summer abandonne définitivement le disco pour son nouvel album, qui d'ailleurs ne sera pas un grand succès. Gloria Gaynor, elle, continue dans le mélo-disco avec "All My Life". Quant à la très chic Diana Ross, si elle n'a pas vraiment brillé durant la fin des 70's, c'est elle la grande gagnante en cette année 1980 : son album "Diana" est écrit et produit par 'Chic', et il contient le méga-tube "Upside Down", mais aussi deux autres succès : "I'm Coming Out" et "My Old Piano". Une autre diva, Loleatta Holloway, prouve que le disco peut encore marcher : son "Love Sensation" écrit par Dan Hartman devient un succès.





Au Canada, Denis et Denise LePage fondent 'Lime' : le morceau "Your Love" fait un carton.



L'américain Sylvester refuse de dire adieu au disco. Ses titres "I Need You" et "Sell My Soul" en sont les plus beaux exemples.




Le disco français, lui, agonise. Sheila revient des States avec son album produit par 'Chic' sous les bras, mais très vite, elle passe au rock. On ne peut plus compter sur Patrick Juvet qui lui aussi se met au rock, ni sur Claude François, tragiquement décédé en 1978.
Parmi les artistes en vogue, il reste Karen Cheryl, qui reprend en français son succès de 1979, "Show Me You're Man Enough", mais ça ne vole pas bien haut. Heureusement que Dalida est là pour relever le niveau avec ses titres "Gigi In Paradisco" et "Rio Do Brasil". Quant à Michel Sardou, même s'il n'a rien d'un 'discoman', il avait déjà suivi le mouvement durant les années passées avec certains morceaux ("J'Accuse", "Manie Manie"...). Et étrangement, il revient en 1981 avec le tube "Etre Une Femme", une bombe disco.




En ce début des années 1980, si les modes changent, le disco va quand même connaître encore quelques beaux jours. Bien sûr, ce ne sera que ponctuel. Toutefois, en Allemagne, de nouveaux groupes apparaissent et rencontrent un certain succès en Europe centrale et en Europe du nord. Parmi eux : 'A La Carte', 'Doris D And The Pins', 'The Dolly Dots'... Le trio 'Arabesque' continue sur sa lancée.





Au Canada, 1981 est une grande année pour Denis LePage et son équipe. Le premier album de 'Lime' sort dans le commerce. Il contient un nouveau tube, "You're My Magician". Mais LePage ne s'arrête pas là. Il travaille également pour Carol Jiani, qui rencontre le succès avec "Hit N' Run Lover". Enfin, il s'occupe aussi du duo 'Voggue', qui obtient un bon score avec le titre "Dancin' The Night Away".
LePage renouvelle le son disco et retarde ainsi la mort de cette musique fantastique...





Le groupe 'Imagination' publie "Body Talk", son premier album aux sonorités reconnaissables entre toutes. L'opus renferme plusieurs hits, notamment "Body Talk" et "Flashback".



Entre 1981 et 1982 est diffusé l'album "Disc Charge" des 'Boys Town Gang', qui renferme le tube "Can't Take My Eyes Off You", encore souvent rabâché de nos jours.



L'année 1982 prépare à son tour de nouveaux tubes disco : "It's Raining Men" des 'Weather Girls', "Just An Illusion" et "Music And Lights" de 'Imagination', "Do Ya Wanna Funk" de Sylvester...





Dès 1983, le disco commence à se muer en HI-NRG. Miquel Brown et Evelyn Thomas en sont les figures de proue.




Donna Summer récolte l'un de ses derniers grands succès avec le titre "She Works Hard For The Money", qui n'a plus grand chose de disco.



Gloria Gaynor aussi est sur la voie du déclin, mais elle résiste avec "I Am What I Am".



Ainsi, nous achevons ici cette Histoire du Disco. Sans aucun doute, cette musique fabuleuse est à l'origine de tous les courants up-tempo qui ont vu le jour par la suite : HI-NRG, Italo-Disco, Techno, Dance...
Le Disco reste associé à une époque unique, celle de la seconde moitié des 70's, sûrement à ce jour l'une des plus riches et des plus belles de toute l'Histoire de l'Humanité.

4 commentaires:

  1. Une très bonne analyse du phénomène , mister Disco ! Ca rivalise je trouve ,avec les meilleurs ouvrages , sans trop rentrer dans les détails inutiles ( c'est mon gros défaut car j'aime les anecdotes ): le but étant ici d'aller à l'essentiel , le pari est réussi ... et puis j'aime ton parti pris sur le rap notamment et j'approuve totalement ta conclusion , elle n'est pas exagérée pour moi : C'est une période magique , inoubliable , inégalable qui n'a pas fini de faire rêver !

    RépondreSupprimer
  2. Bravo pour cet article de fond!!!!

    With Luv' from Aix en Provence,

    Ralph

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. merci pour ton commentaire, ravi que cet article t'ait plu :)

      Supprimer